Damn it 24!

24

Ce billet, dénué du sarcasme saignant habituel à ce blogue, s’adresse directement aux auteurs de la télésérie 24.  Parce que oui, je suis convaincu que Bipolaires est un incontournable de la blogosphère internationale et que forcément les créateurs de l’émission le lisent (d’accord, ça c’était du sarcasme).

Chers amis, la série 24, à laquelle je vouais un véritable culte il y a environ 2 ou 3 ans, n’est plus que l’ombre d’elle-même.  Effectivement, les aventures de l’invincible Jack Bauer représentaient pour moi ce qui se faisait de mieux en matière de télé divertissante et créative.  Malheureusement, avec les années, et surtout après une grève des scénaristes américains, le show a perdu de son lustre.  Après 7 ans de complots terroristes et de scénarios catastrophiques, Joel Surnow et sa bande semblent manquer cruellement d’inspiration.  Au lieu de se réinventer, l’émission s’est simplement déplacée à Washington, mais en amenant avec elle tous les clichés de l’ère « Los Angeles ».  Cependant, les problèmes ont plutôt commencé en 2007 avec la saison 6  qui manquait réellement de cohésion et de constance malgré des premiers épisodes convaincants.  En fait, la grande faiblesse de l’émission est qu’on semble constammant répéter et réutiliser les mêmes situations dramatiques, mais avec quelques éléments mineurs nouveaux.

Exemples?

Combien de fois est-ce que les États-Unis peuvent être attaqué par des armes nucléaires en 13 ans (durée du récit depuis la saison 1)?  Sérieusement, les terroristes devraient faire preuve d’un peu plus d’imagination, on commence à connaître leur tactique.  Ensuite, si on se fie à cet oeuvre de fiction, les Américains ont les agences d’anti-terrorisme les plus poreuses de l’histoire.  Sans blague, le CTU, le FBI ou la CIA sont toujours infiltrés par une taupe.  Je veux bien croire que les terroristes aient des ressources impressionantes, mais franchement…  Et vous pensez que la corruption s’arrête là?  Oh que non, parce que le gouvernement aussi est plus souvent qu’à son tour infesté par la trahison et les villains.  Quand ce n’est pas l’entourage du bureau oval qui est compromis, c’est carrément cet enfoiré de Président Logan qui sert les intérêts du côté obscur.

Je ne demande pas de réinventer la roue, mais il doit bien y avoir d’autres avenues possibles qui permettraient de revigorer l’entreprise.  Et en passant, ramener un personnage des morts ne fait pas partie de ces options, mais entre plutôt dans la catégorie cheap shots.  Tony est mort, laissez le en paix.

Mais, le plus gros problème de 24 reste son personnage principal: Jack Bauer.  Je ne remets pas en question l’immense talent et le travail impeccable de Kiefer Sutherland, mais plutôt son alter ego devenu risible à force de valser gaiement entre la rédemption et la pure brutalité.  Parfois, on réussit à croire que Jack en a marre de torturer tout le monde et qu’il voudrait bien prendre des vacances.  Surprise!  Quelques minutes plus tard, l’agent Bauer électrocute les testicules d’un Arabe en chantant l’hymne national américain.  Même si les scénaristes essayaient, ils ne pourraient pas rendre ce personnage plus polarisé (bipolaire?).  Avec les années, il est devenu une caricature de lui-même, à mon grand désarroi.

Dommage, moi qui aimait tant entendre les « damn it! » de Jack…

Une Réponse vers “Damn it 24!”

  1. leboucherduwestisland Says:

    Il n’y a aucun point dans ce post auquel je n’adhère pas.

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