Archive pour collège st-louis

Confessions of a Video Clerk #8 – Finale

Posted in confessions of a video clerk, films, noir, rose, travail with tags , , , , , , , , , , , , , on 21 avril 2009 by misterlove

Seth Rogen

Chers amis, chers compatriotes, chers lecteurs, samedi dernier était une triste journée pour l’industrie de la location cinématographique.  Pourquoi?  Parce qu’il s’agissait de ma dernière journée en tant que commis de club vidéo, emploi que je quitte pour de plus verts pâturages.  Je suis conscient de la cruauté de cet acte, mais, voyez-vous, dans cette société capitaliste et mercantile, ma soif de richesse dicte mes actes et me pousse à travailler pour une multinationale millionaire qui elle pourra subvenir à mes besoins superficiels.  Voici donc, avec un brin de nostalgie, un résumé de ma dernière journée de travail.

***

Environ une heure après mon arrivée au boulot, un désagréable monsieur, dont j’ai sûrement gâché l’existence dans une autre vie, a décidé de pimenter mon quart de travail ainsi que celui de ma collègue Anicka.  Après lui avoir gentiment expliqué que les coupons « Film régulier gratuit » étaient applicables pour les DVDs au centre du local, et non sur les tablettes murales, l’amputé cérébral brandit un film dans la section « À vendre ».  Avec mon légendaire sourire, je lui fait remarquer que le rabais n’est pas utilisable pour les ventes, mais seulement pour les locations.  D’un coup, enragé comme si on venait de l’empaler analement, le bouffon jappe:

What?!?  She said in the center. This one’s in the center!  What’s the problem?

Anicka, gardant son cool, explique à l’évadé de prison que ces films sont à vendre.  Il recommence:

BUT SHE SAID EVERYTHING IN THE CENTER!!  THAT’S NOT VERY CLEAR!!

Commençant à être exaspéré par cet imbécile notoire, je tente à trois reprises de lui faire remarquer qu’il est clairement inscris « À vendre/For sale » par-dessus ladite section.  Malheureusement, ma tentative échoue et, Anicka, dont la jauge de patience est maintenant à sec, prend la relève:

Sir, I really don’t need this today.  If you want to nitpick, why don’t you do it outside?

Heureusement, la tactique est un succès et l’écervelé poursuit son anévrisme à l’extérieur.  Quelle est la leçon à tirer de cette expérience?  Eh bien, il faut être conscient que certains clients suivent à la lettre ce que l’employé dit.  Trop bornés pour nuancer les propos du commis, ceux-ci perdent certaines habiletés comme la faculté de lire ou de maintenir un niveau minimal de respect.  Suivant cette logique, il est théoriquement possible de se débarrasser de la clientèle nuisible en affirmant que les articles en spécial sont au milieu de l’autoroute 13.  Pensez-y.

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Par la suite, sur une note oh combien plus légère, le comédien Seth Rogen est venu louer quelques films!  Oui oui, vous avez bien lu: Seth Rogen, juif frisé et vedette de Knocked Up, Superbad et Pineapple Express a rencontré votre humble narrateur.  Sans doute pour fuire les fans abusifs de L.A. et Anna Faris, il a emménagé à LaSalle, deuxième capitale mondiale du cinéma.  Aussi, il a certaintement été attiré par les nombreux monuments du patrimoine international qu’on y retrouve: le Moulin Fleming, le LaSalle Drive-In et le Collège St-Louis (sarcasme-o-mètre busté).  Ou, peut-être, était-ce simplement pour voir le meilleur commis sur la surface planétaire, moi-même, à l’oeuvre.  Bon, ok, ce n’était pas réellement lui, mais plutôt un sosie de sa phase chubby. En réalité, la seule célébrité que j’ai reconnu au travail est Yves Poirier, journaliste chez LCN.  Impressionnant, non?

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Finalement, deux types plutôt louches ont procédés à une attaque biologique sur ma personne avec une arme plutôt inusitée: leurs pouces.  En effet, le premier client à l’hygiène corporelle questionnable, au moment de payer ses locations, m’a remis une poignée de change contaminée par les ongles les plus gros et jaunes que j’ai vu de toute ma sainte vie.  Dégoûté par ces épeurantes excroissances qui rendraient jaloux Nosferatu, je cours à la salle de bain pour nettoyer mes mains, craignant être infecté et éventuellement amputé.  Paranoïaque, moi?  Non.  Plus tard, un autre terroriste insalubre, faisant sans doute partie du même culte anti-hygiénique, règle sa facture en présentant un pouce ensanglanté qui passe à un cheveu d’entrer en contact avec ma main.  Après le départ de ce sanglant énergumène, je vais prendre un bain de Purell pour ensuite créer un nouveau code dans notre système informatique : PMPE (Pouce, mais pouce égal).  Cet acronyme, héritage de mon passage au club vidéo, permettra au commis de reconnaître plus facilement les récédivistes de « l’attaque du pouce » et lui donnera la possibilité de refuser le service à ces boutefeus (oui oui, c’est un mot).  Au Super choix, on ne badine pas avec les agressions sanitaires.

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En conclusion, les « Confessions » prendront une pause estivale pour revenir en force au début de l’automne prochain (je serai réengagé).  D’ici là, soyez de gentils clients de club vidéo.

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