Archive pour let the right one in

Jour 3: « Låt den rätte komma in » (« Let the Right One In »)

Posted in Le 2e Horreur-o-thon d'Halloween with tags , , , on 3 octobre 2010 by misterlove

Se déroulant dans une banlieue de Stockholm dans les années 80, ce film d’horreur du réalisateur suédois Tomas Alfredson raconte l’histoire d’Oskar, un garçon de 12 ans renfermé sur lui-même et constamment harcelé par des bullies à son école.  Dans la solitude de sa chambre, Oskar rêve de vengeance, mais ne trouve pas le courage de passer à l’action.  Jusqu’à ce qu’il rencontre sa nouvelle voisine Éli, une jeune fille mystérieuse dont il tombe amoureux et qui l’aide à faire face à ses ennemis.  Seul hic, Éli est un vampire.  Et elle a soif.

Let the Right One In, que j’ai vu pour la première fois au Festival Fantasia en 2008, est un film de vampire intelligent qui, même s’il met en scène des personnages pré-adolescents, est beaucoup plus mature que bien d’autres productions traitant de « buveurs de sang » (lire: Twilight).  Ici, même si elles sont efficaces sans être trop gore, ce ne sont pas les scènes d’horreur qui retiennent l’attention, mais bien la relation amoureuse ambiguë qui se développe entre les deux protagonistes.  En étant totalement différents l’un de l’autre, Oskar et Éli se complètent et réussissent à combattre la solitude qui les habitent.  Ensuite, le récit est appuyé par une réalisation impeccable et une photographie remarquable dans laquelle la composition des plans est particulièrement réussie.  Aussi, les couleurs froides et les paysages glacés font énormément penser au Québec, vous ne serez donc pas trop dépaysé même si le film se déroule de l’autre côté de l’Atlantique.

Finalement, après deux autres visionnements de Låt den rätte komma in, mon appréciation de celui-ci ne cesse de s’accroître.  En fait, celui-ci vaut presque la peine d’être vu uniquement pour la scène de la piscine publique vers la fin du film qui, selon moi, deviendra une pièce d’anthologie du cinéma d’horreur.  Si vous allez au cinéma pour voir Let Me In de Matt Reeves et trouvez que les deux récits se ressemblent, eh bien c’est parce qu’il s’agit du remake américain.  Malgré ma réticence à voir des remakes, il paraît que celui-ci est particulièrement réussi.  Peut-être que je me laisserai tenter…

9/10

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Je veux ça sur un t-shirt:

« Crie!  Crie comme une truie! »

C’est ben dégueu!: Une jeune skieur qui se fait vider de son sang comme un cochon qu’on saigne, un homme dévisagé par l’acide, une nuque qui a fait un 180 degrés de trop, du saignement abondant et quelques démembrements.  Bon appétit!

Y’as-tu vu les tits?!: Pas de sein, mais un sexe cicatrisé.  Je n’en dis pas plus.

Horreur!

Posted in Actualités, films, noir with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 27 décembre 2009 by misterlove

Comme je le mentionnais dans un précédent billet, les journalistes et chroniqueurs sont probablement menacés d’être fusillé s’ils n’écrivent pas un « top » sur un sujet quelconque.  Hors, en consultant quelques uns de ces incroyablement pertinents palmarès sur cyberpresse.ca, j’ai frôlé la crise cardiaque – autrement dit j’ai presque fait un Brittanny Murphy – en lisant cette entrée des « Cinq meilleurs films d’horreur » (de la décennie), par Aleksi K. Lepage:

5. Twilight, 2008, de Catherine Hardwicke. Oui, c’est pour les filles et les «émosexuels» (les grands sensibles). Mais Twilight a le mérite de renouveler au cinéma un genre (les récits de vampires) devenu redondant et dépassé.

Fuck, pour vrai là?  Twilight, un film d’horreur?  Et par-dessus le marché un des cinqs meilleurs films d’horreur?  Si par cela notre cher monsieur Lepage veut dire:  « Osti, c’était tellement mauvais que j’ai eu peur de mourir par combustion instantanée », je suis d’accord.  Cependant, je doute fort que ce soit l’intention de cet érudit cinématographique.  Sérieusement, si vous considérez ce film comme faisant partie de la catégorie « horreur », vous: a) êtes idiot b) êtes mort ou c) avez 14 ans, êtes du sexe féminin et êtes donc facilement déstabilisé par un son fort et subit au cinéma.  Je trouve d’autant plus insultant, innacceptable et criminellement condamnable qu’un pareil étron soit nommé aux côtés d’excellentes productions comme Shaun of the Dead et The Mist.  C’est un peu comme si dans un gala d’animation télé on récompensait Claude Poirier et François Paradis:  ça ne serait pas très gentil pour monsieur Poirier.  Mais, la meilleure partie de cette citation est sans aucun doute l’utilisation du mot « renouveler ».  Effectivement, un film d’épouvante dans lequel le spectateur n’a pas peur, c’est plutôt innovateur.  De plus, pour ajouter à l’aspect inédit, au lieu d’être consummé violemment à la vue du Soleil, les vampires… scintillent.  Euh, oui, ok.  C’est… génial?  On n’a pas vu pareille révolution depuis l’invention du Segway.

Ah, pis assez de niaisage:  Twilight n’est pas un film d’horreur.  Point.  Allez donc louer Let the Right One In à la place.  Remerciez-moi plus tard.

Note:  Je tiens quand même à féliciter Aleksi pour avoir introduit le mot « émosexuel ».  Bien joué.